actualité koffo3

Publié le 13 février, 2017 | par Loulou De Gueyo

0

Franck Koffo: «Nous avons besoin d’être unanimes en ce qui concerne le développement de Guéyo»

Franck Koffo est un jeune ressortissant de Guéyo et originaire de Bretihio. Il a d’abord fait ses premiers pas scolaires à l’EPP Guéyo 2. Après ses études primaires et secondaires il a fréquenté l’université de cocody (Abidjan). Aujourd’hui Franck Koffo est à la fonction publique et est également  le président du Comité de développement de Guéyo (CDEG). Le 28 Janvier dernier, nous l’avons rencontré pour un entretien au sujet du  CDEG. Avec un air décontracté, il a d’abord expliqué ce qu’était le CDEG, ensuite présenté les objectifs de ce comité avant de terminer par un appel à tous les ressortissants du département à se mobiliser pour son développement.

BL: Quand est-ce que le Comité de développement de Guéyo a été créé ?

Frank Koffo: Le comité de Développement de Guéyo (CDEG) a été mis en place le 21 Mai 2016 et il a été approuvé le 16 Juillet 2016 à la cité BAE de Yopougon en présence des élus locaux, des cadres et des fils et filles de Guéyo.

Pouvez-vous présenter en quelques mots le comité de développement de Guéyo ?

Le Comité de développement de Guéyo est une structure purement apolitique à but non lucratif et à caractère social. Il a son assemblée générale et est régi par des textes. Ce comité à l’intention de côtoyer les autres structures sœurs du département afin de parvenir à un développement. C’est une structure qui veut se battre pour que Guéyo sorte du sous-développement.

Qu’est-ce qui a motivé la création de ce comité ?

La création de ce comité est partie d’un constat. Le développement de Guéyo est au ralenti et les voies d’accès à Guéyo sont beaucoup délabrées surtout en saison pluvieuse. C’est ce qui a suscité un sursaut et de ce sursaut est né le comité de développement de Guéyo.

Quel est l’objectif de ce comité ?

Ce comité a pour objectif principal le développement de Guéyo. C’est l’objectif premier. Ensuite, l’objectif spécifique, est de faire connaître notre département et de mettre en place une politique de désenclavement de notre circonscription à travers un programme de développement durable qui prend en compte tous les aspects de Guéyo, tels que les atouts naturels et de rentrer aussi dans le plan de développement que l’État met en place. Nous voulons donner un coup de main au développement. Pour cela nous voulons :

  • Unir les fils et filles autour du développement du département de Guéyo.

  • Contribuer à garantir la sécurité alimentaire dans le département de Guéyo.

  • Contribuer à faire du département de Guéyo le moteur de l’économie ivoirienne avec les nouvelles technologies de développement.

  • Accompagner, appuyer et renforcer les actions des structures déjà existantes dans le cadre de la cohésion sociale.

  • Emmener l’État à désenclaver le département de Guéyo sous toutes ses formes.

  • Contribuer à faire de Guéyo le nouveau nid de l’investissement en Côte d’Ivoire en favorisant les industries de transformation, la construction des infrastructures immobiliers, les structures bancaires et les PME/PMI

Existe-il d’autres associations de jeunes avec lesquelles travaille le CDEG?

Il faut dire qu’il existe beaucoup d’associations de jeunes, mais la plupart d’entre elles sont à caractère politique. Mais cela n’empêche pas le CDEG de travailler avec ces structures. J’ai toujours dit que toute structure qui milite dans le sens du développement de Guéyo sera toujours en phase avec le CDEG. Il y a eu des-fois où certaines structures nous ont sollicité, nous sommes venus et d’autres fois nous n’avons pas pu faire le déplacement. À chaque fois qu’une structure à caractère politique ou non nous sollicitera dans le cadre du développement de Guéyo nous serons toujours présents dans la mesure du possible. Tout ceci pour dire que malgré notre caractère apolitique nous sommes ouverts à toutes les structures œuvrant dans le sens du développement de Guéyo

Quelles sont les difficultés que rencontre ce comité ?

A la création du comité, il a été préjugé. Cela a créé la méfiance de certaines personnes vis à vis de la structure ce qui a quelque peu fragilisé notre élan. Certains disaient que le CDEG était pour tel ou tel parti politique. En réalité il n’en était rien. Une chose est sure ; c’est que malgré tous ces obstacles, le CDEG est resté lui-même. Nous sommes restés dignes et nous avons avancé jusqu’aujourd’hui.

C’est la route qui précède le développement et depuis un certain temps nous crions à l’État pour le bitumage de la route. Jusqu’ici nous n’avons pas encore vu d’action dans ce sens. Or tant que la voie d’accès à Guéyo restera dégradée, le développement de ce département se fera difficilement.

Existe-t-il des objectifs déjà atteints  par le comité ?

Je félicite aujourd’hui mon bureau, car malgré toutes les difficultés que je viens de citer, nous arrivons à réunir les fils et filles de Guéyo autour de nos objectifs. Quand nous parlons de bitumage de la voie d’accès à Guéyo aujourd’hui tout le monde se sent concerné au point où les bords politiques sont mis de côté. Nous sommes donc parvenus à rassembler les fils et les filles de Guéyo autour d’un objectif commun qui est le développement. Nous avons aussi réussi à être en phase avec la diaspora qui est aussi engagée dans cette lutte pour le développement. Nous partageons la même idéologie. Je crois que c’est une réussite et c’est un premier pas dans le sens du développement. Je crois au développement de Guéyo, je crois au dynamisme de notre population et je crois au combat de nos autorités surtout le député maire de Guéyo.

Quelles sont vos relations avec les autorités du Département de Guéyo ?


… la cohésion sociale est le résultat d’un effort collectif et de cette cohésion viendra le succès.


Au début cela n’a pas été facile, car certains politiciens ont voulu récupérer le mouvement. Mais aujourd’hui je crois que les politiciens ont compris que notre comité est apolitique. Et nous sommes en parfaite harmonie avec les autorités locales. Par exemple actuellement nous nous entendons très bien avec le député maire de Guéyo. Quand nous avons besoin de lui pour un coup de pouce, il répond favorablement. Nous sommes en parfaite harmonie avec les cadres. Je voudrais encore préciser que la cohésion sociale est le résultat d’un effort collectif et de cette cohésion viendra le succès. Nos autorités font leurs parts alors à nous de faire la nôtre. Ensemble battons nous avec nos élus et cadres pour faire de Guéyo le modèle désiré.

Quel est votre message à l’endroit des jeunes, des cadres et des autorités du Département de Guéyo ?

Aujourd’hui nous devons remarquer qu’il y a un sérieux problème au niveau de la jeunesse de Guéyo. Il y a un problème de leadership et de partisans. Cependant, j’appelle la jeunesse à être toujours mobilisée pour l’unité autour du développement de Guéyo. Peu importe le parti politique de chacun, nous avons besoin d’être unanimes en ce qui concerne le développement de Guéyo. La jeunesse est le bras valide d’un département

Je demande aux cadres d’associer la jeunesse aux actions qu’ils mènent pour le développement de Guéyo car sans la jeunesse il leur sera vraiment difficile de produire les résultats qu’il faut. On ne peut pas bâtir un développement tout en ignorant ou en négligeant la jeunesse. On ne peut pas être cadre d’un département sans être au cœur des problèmes de la jeunesse. Ils ont besoin de savoir ce que font les jeunes aujourd’hui. Ils ont besoin de leur donner un coup de main afin d’aller ensemble au développement. Ils ont besoin d’être en phase avec la jeunesse. Ils doivent impliquer la jeunesse dans leurs plans de développement. Il faut aussi qu’ils posent des pas concrets. Ils doivent être au parfum au quotidien des faits et événements qui se déroulent à Guéyo. C’est la jeunesse qui peut mieux les éclairer dans ce sens. Ils doivent discuter du développement avec les couches sociales. Aux cadres de Guéyo je veux dire aujourd’hui qu’il est aussi temps que nous allions investir chez nous. Que chacun apporte sa pierre à l’édifice. On ne peut pas rester éternellement dans les autres villes et critiquer, mais il faut que nous allions tous à Guéyo pour investir.

Il faudrait que les autorités locales actuelles fassent l’effort pour ne pas diviser le peuple de Guéyo surtout la jeunesse pour qu’on travaille tous pour le développement. Nous avons aujourd’hui un seul élu local alors nous lui demandons d’être toujours à notre écoute car, nous avons des propositions à lui faire, nous avons des actions à mener et nous aurons besoin de son assistance. Voici un peu ce que je peux dire à ce sujet.

Tags: , , , , , ,




Laisser un commentaire

Vers le haut ↑